Eliàs Thorn, Directeur

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Eliàs Thorn, Directeur

Message par Eliàs le Lun 7 Mar - 20:00

Pseudo: Eliàs
Classe: malfrat
Niveau 5
IRP: directeur de Karta'tor, et co-fondateur
Résumé: Eliàs a toujours bon pied bon œil malgré ses 57 ans. Patient, bienveillant envers ses employés, il se refuse à faire de la politique, son seul souci est de maintenir son agence à flot contre vents et marées. D'un naturel enjoué, ses colères sont glaciales et annonciatrices de tempêtes.
Il ne se prononcera jamais officiellement pour ou contre Zakel ou un politique, mais il a ouvert ses portes aux jedis en détresse, dans un souci de justice.
Marié et père de deux grands enfants, sa famille compte pour lui encore plus que Karta'tor et il ferait n'importe quoi pour eux.
Toutefois, bien qu'il ne cache pas une jeunesse turbulente, son passé recèle de terribles secrets, qui sait ce que pourrait réveiller sa lutte contre le Moonshadow?


Biographie, attention spoiler:

Chapitre 1 ferme natale:

Des bâtiments trapus et partiellement ensablés, des capteurs d'humidité tout autours à peine silhouettés par le soleil sourdant à l'horizon, pourtant déjà les habitants de la ferme hydroponique s'activaient tout autours, récoltant les gouttes d'humidités. Eliàs n'avait jamais connu que cette triste existence, courbé sur ces machines ingrates dont dépendait la survie de la famille. Enfant turbulent, il n'aimait ce travail, préférant jouer et courir partout à travers la ferme, au grand dam de sa famille qui n'avait de cesse de le rappeler à l'ordre. Il était souvent puni pour ses frasques, astreint à des corvées, et pourtant il ne s'assagissait pas ; dès qu'il fut en âge de conduire un speeder il passa plus de temps à courir les dunes qu'à aider les siens. Que n'était-il comme son frère aîné, sage et discipliné, aide précieuse pour ces fermiers de Tatooine ! Grâce à son speeder, Eliàs se rendait aux fermes proches, traînant avec d'autres jeunes insatisfaits de cette vie de fermier et rêvant de la grande ville. La ville… Seul espoir de changer de vie, et de quitter cette planète misérable. Eliàs en rêvait depuis son plus jeune âge, depuis que son père l'y avait emmené longtemps auparavant pour s'y procurer divers choses dont il ne se souvenait plus. Mais il n'avait jamais oublié l'agitation, les façades éclairées, les odeurs, les vaisseaux sur le départ traversant le ciel, et depuis il n'avait qu'une seule idée en tête : y retourner. Par la suite, il ne cessa d'insister auprès de ses parents pour retourner en ville, mais leur réponse était toujours la même : il n'y a rien de bon là-bas.
Adolescent, il leur reprocha d'avoir choisi de s'installer ici, au milieu de nulle part, d'avoir sacrifié leurs chances d'une vie meilleure que celle-là… Jamais il n'avait pu se résoudre à se satisfaire du peu que leur accordait la ferme, ni de cette vie fastidieuse et tranquille.
A contrario, son aîné aimait cette vie, aimait cet endroit, toujours premier aux travaux, dernier à s'arrêter, faisant la fierté de ses parents.
Il était le premier à sermonner son petit frère sur ses devoirs, la chance qu'il avait d'être né ici, son ingratitude… Ils n'arrivaient jamais à se mettre d'accord, et Eliàs, impulsif, en venait souvent aux mains.
C'est ainsi qu'il grandit, éternellement rebelle à l'autorité, mouton noir de la famille. Son charme et son air assuré lui donnaient un certain succès auprès des filles des fermes voisines et il en profitait, jouant au séducteur, jusqu'à ce qu'il rencontre Hanna : une jolie petite zabrak, un peu plus jeune que lui, habitant une ferme à quelques heures de speeder de la sienne. Il en tomba amoureux, entreprit de la séduire, lui promit monts et merveilles pour peu qu'ils quittent le désert ensemble… La jeune fille succomba à son charme, but ses paroles et accepta de devenir sa petite amie, au grand dam de ses parents qui n'aimaient pas l'attitude de son prétendant. Faisant fi de leurs ordres, elle continua à le voir en cachette, s'éclipsant à la première occasion. Et finalement ce qui devait arriver arriva...

Chapitre 2 Anachore:


Tatooine, désert de sable et de roche où le vent ne se lève que pour annoncer les tempêtes qui arrachent la chair des os et ensevelissent les bâtiments, où la seule loi qui vaille est celle du plus fort, planète du désespoir qui retient dans ses rets ceux qui ont le malheur de naître sur son sol, dépotoir de la galaxie, cimetière des illusions…
Hanna Poll regardait le soleil se lever sur les dunes derrière la ferme de ses parents, attendant qu'Eliàs vienne la chercher. Il avait promis de l'emmener à Anachore, loin de cette immonde ferme, loin de la prison de poussière que ses parents lui avaient destinée. Elle ne voulait pas se courber chaque jour sur le sol aride, abîmer ses mains dans les capteurs d'humidité, et finir vieillie avant l'heure comme sa mère à qui l'on donnait soixante ans quand elle n'en avait pas quarante…
Un bruit de speeder annonça la venue du zabrak, l'appareil s'arrêta dans un dérapage contrôlé devant elle et Eliàs enleva ses lunettes pour l'embrasser. Radieuse, elle sauta en selle et s'agrippa à sa robuste taille tandis qu'il démarrait et que des cris s'élevaient à l'intérieur de la ferme : sa famille venait de s'apercevoir de sa fugue… Qu'importe ! Elle était libre et avec le garçon qu'elle aimait, bientôt ils auraient suffisamment de crédits pour partir loin de ce trou à rats, vers une planète où l'eau tomberait du ciel…

Six mois plus tard
Hanna contemplait le misérable logement d'Anachore qu'elle partageait avec Eliàs. Ses rêves s'étaient envolés avec sa virginité le soir même de son arrivée en ville. Envolé le garçon un peu hâbleur qui la faisait rire et lui promettait monts et merveilles, envolée la maison au bord du lac, les sables de Tatooine l'avaient rattrapée… Eliàs travaillait pour l'Echange : coursier, videur, tueur, il prenait ce qu'on lui donnait. Il n'était pas plus doué que tous ces traîne-misère qui arrivaient à Anachore persuadé de faire fortune en un rien de temps, il n'avait pas fait forte impression auprès de ses supérieurs, n'avait pas décroché le jackpot aux tables de sabback, pire, il s'y était endetté. Tout ce qu'il gagnait finissait en alcool, jeu et remboursement de dette. Elle regarda le bleu sur son bras : Eliàs pouvait s'avérer violent pendant leurs disputes. Elle l'avait déjà vu tabasser un gars jusqu'à lui broyer la face. Elle ne pouvait pas rester avec lui, sa paie de serveuse parvenait à peine à les faire vivre et à payer le loyer, mais il ne la laisserait jamais partir… Hanna pleura sur son triste sort, regrettant la ferme familiale.

Eliàs, les yeux dans le vague, regardait passer les gars qui allaient et venaient dans les escaliers, régulièrement, toutes les dix minutes environ. C'était là-haut qu'officiaient les putes. En une journée elles se faisaient plus qu'Hanna en une semaine, mais jamais il ne la laisserait bosser là-dedans. Il avait conscience d'avoir foiré sur toute la ligne avec Hanna, mais il allait se racheter. Il était sur un coup qui allait rapporter gros, très gros. Ils partiraient d'ici et referaient leur vie ailleurs…

Quinze jours plus tard
Bon sang, comment tout avait-il pu foirer comme ça ? Tout allait bien, le convoi qui transportait l'épice était arrivé à l'endroit prévu, ils n'avaient qu'à abattre les gardes et repartir avec la came avant de la revendre. Sauf que le Zabrak au crâne rasé qui dirigeait les gardes n'étaient pas un gars lambda. Il les avait décimés, il tirait vite, trop vite pour qu'on puisse le suivre, il lançait ses ordres d'une voix froide, parfaitement maître de lui-même. Eliàs n'avait jamais vu ça, ce type était incroyable. Il réalisa qu'il était un des rares encore debout, les quelques survivants entamaient une débandade pathétique. Cette fois, c'était la fin. Il prit la fuite, comme les autres, tentant de sauver sa peau. Il ne sait par quel miracle il en réchappa, mais il allait devoir faire profil bas quelques temps, que les choses se tassent. L'Echange ne pardonnait pas ce genre de plaisanterie et ils chercheraient quelques coupables à punir, pour l'exemple. Il comptait bien ne pas perdre sa tête dans cette histoire.

Hanna se laissa tomber sur son lit. Elle avait reçu le message d'Eliàs l'informant qu'il disparaîtrait quelques temps. Cette fois, il avait fait une grosse erreur. Elle repensa à l'offre que son patron lui avait fait plus tôt dans la journée et se dit qu'après tout, elle n'avait plus rien à perdre.
Deux heures plus tard, elle s'installait définitivement chez lui. Il était temps qu'elle passe à autre chose.

Un mois plus tard
Eliàs arpentait les rues d'Anachore, la tête haute. Désormais, il avait un boulot qui rapportait bien, garde de convoi pour l'Echange. Il avait lui-même abattu ses comparses avant de livrer leurs corps, réclamant une place au sein du gang en récompense. Il espérait que son coup de bluff marcherait, et il avait eu raison. Il était passé au travers du filet, la proie était devenue chasseur. Mais Hanna était partie, elle couchait maintenant avec le gérant de la cantina où elle travaillait. Salope. Après tout ce qu'il avait fait, elle le lâchait comme ça ? En plus, le gars bossait pour un gang rival, ça finirait mal, tôt ou tard, et il la récupérerait, trop heureuse de le retrouver pour la protéger…

Eliàs riait à gorge déployée en compagnie du mandalorien. Ce Jan était un gars hors-norme. Zabrak comme lui, il avait accepté de bosser un temps pour l'Echange avant de repartir. Leur première rencontre s'était faite dans le canyon lors de sa pitoyable tentative pour détourner la cargaison d'épice. Pas dupe, Jan avait pourtant tenu sa langue et pris le garçon sous son aile. On l'oubliait facilement, mais Eliàs avait à peine vingt ans. Jan était comme un grand frère pour lui, il avait su canaliser le jeune homme et avait commencé à le former comme un mandalorien, à sa grande joie. Il espérait pouvoir partir avec lui, après, quand ils auraient régler leur contrat…

L'incendie grondait, rongeant la cantina, on pouvait entendre les hurlements de ceux qui étaient prisonniers à l'intérieur. Eliàs contemplait les flammes, un sourire carnassier aux lèvres : le boulot était fait, les autres comprendraient la leçon. Et le patron brûlant avec son bar, il pourrait enfin récupérer Hanna. Celle-ci avait certainement quitté la ville, comme il le lui avait intimé la veille pour la sauver. Il allait enfin l'emmener loin d'ici, comme promis.
Le lendemain, Eliàs était à genou devant un corps calciné : Hanna n'avait pas quitté la ville, Hanna était restée avec son mari et était morte dans l'incendie. Il avait tué son Hanna, il n'avait pas reconnu sa voix hurlant depuis les étages… L'incendie avait tout emporté, y compris son amour.
Empli de rage et de désespoir, il battit à mort deux de ses sous-fifres qui étaient chargés de la surveiller avant que Jan ne l'arrête. N'ayant plus rien à faire sur Tatooine, il suivit son ami vers le spatioport et se fit mercenaire, devenant célèbre pour son caractère sanglant et impitoyable, n'épargnant rien ni personne. Grâce à Jan, il évita de devenir un monstre, mais un fauve sommeillait sous son masque lisse et affable en société...

Chapitre 3 Mandalorien:


L'espace, noir, froid et silencieux… Eliàs contemplait par le hublot ce morne spectacle d'astéroïdes flottant à la dérive. Bientôt, le transport de croisière qu'ils étaient chargés d'arraisonner ferait son apparition pour divertir ses passagers par cette curiosité qu'était le champ d'astéroïde d'Arsenor, composé à 70 % de morceau de glace aux formes improbables. Derrière lui, il entendait ses compagnons se préparer, un petit groupe de mandaloriens embauchés par un sith pour ses basses besognes. Cette fois, il leur avait demandé d'abattre un riche industriel. Pour quelle obscure raison, Eliàs l'ignorait ; sans doute une susceptibilité froissée, comme souvent avec les siths. Posant sa main sur le plexiglas du hublot, il se demanda si tout cela était juste, ou avait seulement un sens : depuis près de dix ans il écumait la galaxie, exécutant des contrats à la chaîne, se jetant à corps perdu dans la bataille, comme pour fuir quelque chose… Et oui, Eliàs fuyait, il fuyait les yeux d'Hanna qui ne le lâchaient jamais, emplis de reproches et de muettes interrogations, torture sans fin qui ne lui laissait pas même de répit dans son sommeil. Même maintenant, il la voyait dans le reflet du hublot. Elle disparaîtrait quand il passerait à l'action, ne revenant qu'après, quand il déposerait son armure et rangerait son arme au râtelier. C'était pour ça qu'il restait jusqu'à la dernière seconde sur le champ de bataille, traquant sans relâche les fugitifs, pisteur impitoyable qui remplissait toujours ses contrats jusqu'à la dernière goutte de sang. Il ne se posait jamais la question de savoir si ce qu'il faisait était juste, il combattait, pour la gloire de Mandalore, pour chasser les fantômes, ne s'intéressant qu'à la valeur de son adversaire.
Parfois, quand il avait un peu trop bu, ou que les souvenirs revenaient en force, il pouvait se montrer dangereux, capable de pulvériser un homme pour un commentaire ; quand la colère prenait le dessus, il ne pouvait l'exorciser qu'en s'acharnant sur la personne en face, homme ou femme peu importe. Cette réputation lui valait qu'on le laissât en paix, rares étaient ceux qui acceptaient de boire un verre avec lui, et bien souvent il se retrouvait seul avec Jan, mais cela lui convenait.
Jan… Son seul ami, qui l'avait soutenu depuis le début, ne le jugeant jamais, qu'il suivait partout tel un chien fidèle. Jan et son sourire franc, ses yeux vert olive toujours emplis de joie et son rire ; toujours à philosopher, s'interrogeant sur la justice et le bien-fondé de leur tumultueuse existence… Eliàs l'écoutait digresser en hochant la tête, émettant quelques commentaires approbatifs de temps en temps ; puis Jan s'arrêtait, le regardait en souriant et disait « Tu t'en fiches au final, non ? » Et lui de répondre « Non Jan, si tu le dis, c'est que c'est sans doute vrai, alors je t'écoute ».
Eliàs n'avait jamais pris la peine de vraiment réfléchir sur le sujet : il avait écouté et choisis de penser comme Jan, emplissant le vide qu'il avait en lui des idéaux et des doutes de son frère d'arme, adoptant la même ligne de conduite, même s'il ne se sentait pas concerné par tout cela, même s'il n'éprouvait pas grand-chose envers les autres, du moins devait-ce être juste.
Il en était là de ses reflexions quand leur cible fit son apparition, chassant l'image de Hanna et déclenchant l'effervescence parmi les chasseurs. Aussitôt l'on redémarra les moteurs pour arraisonner le vaisseau, déjouant les maigres défenses. En moins de quinze minutes, ils mettaient le pied à bord, ouvrant le feu sur la sécurité rapidement dépassée. Eliàs fonçait droit devant, chaque coup de feu touchant une cible, et finit par atteindre le grand salon où se terraient les passagers. Alors qu'il ralentissait pour repérer sa proie, il entendit un bruit étrange et aperçut une lumière verte foncer vers lui du coin du regard. Roulant à terre, il esquiva de peu le sabre laser brandi par une twi'lek bleue. Ses camarades ouvrirent le feu sur elle mais elle renvoya habilement les tirs, devant les yeux ébahis d'Eliàs. Une jedi ? Ce n'était pas au programme… D'un geste de la main elle propulsa divers meubles sur les assaillants, bondit par dessus et abattit sa lame trois fois : trois corps tombèrent au sol, morts. Eliàs s'était relevé, l'arme à la main, il cherchait une ouverture pour abattre la twi'lek avant d'y passer aussi. Soudain il ressentit un coup violent au creux de l'estomac malgré son armure et alla s'écraser contre le mur derrière lui. Il allait se relever quand il se sentit de nouveau empoigné puis propulsé contre un autre mur. Après plusieurs voyages à travers la pièce, il était totalement groggy, pris de vertiges, incapable d'esquiver la lame qui s'abattait vers sa tête. Mais elle n'atteignit jamais sa cible : une vibrolame s'interposa, et une voix amicale s'éleva « Holà, ma belle, je sais qu'il peut être pénible mais j'aimerais garder mon frère encore un peu ». S'ensuivit alors un des plus beaux duel qu'il fut donné à Eliàs d'admirer : les coups s'enchaînaient à un rythme effréné, aucun des deux n'acceptant de céder du terrain, le regard rivé l'un à l'autre ils rivalisaient d'adresse et de puissance ; mais Jan avait l'avantage de la force, de l'allonge et de l'endurance et il commença à prendre l'ascendant sur la jedi. Regardant autours de lui, Eliàs s'aperçut que deux autres de ses compagnons gisaient à terre ; à quel moment les avait-elle abattu ? Probablement pendant qu'elle lui offrait sa séance de voltige… Revenant au combat, il eut tout juste le temps d'en voir la fin : Jan feinta et enfonça son pied dans l'abdomen de la twi'lek la propulsant en arrière sous le choc. Le souffle court, elle tendit la main vers lui, propulsant une vague de Force… qui sembla passer autours de Jan sans lui faire quoi que ce soit. Ce n'était pas la première fois qu'Eliàs assistait à ce spectacle, entraîné par un morgukai Jan avait appris à résister aux attaques de Force ; certains pensaient qu'il pouvait même y être sensible…
Il s'approcha de la jedi qui, assise, rampa en arrière jusqu'à se trouver acculée au mur, le regardant droit dans les yeux de son air effronté, elle lui demanda « Pourquoi ? Qu'est ce que ça vous apporte de tuer ces pauvres gens ? »
« C'est le travail, ma belle, rien de personnel.
Levant sa lame, il l'abattit vers sa tête tandis qu'elle fermait les yeux, mais on n'entendit que le son du métal contre le métal : enfoncée dans le mur à quelques millimètres des lekus, la vibrolame produisait un léger bourdonnement. « Un contrat est un contrat, mais tu n'es pas dedans. Les autres passagers non plus d'ailleurs. »
Un sourire au lèvre, il sortit une petite carte avec son holofréquence et la glissa dans le giron de la jedi avant de se détourner. Sondant la foule d'un œil expert, il repéra la cible qu'il abattit d'un coup de blaster en pleine tête. Il aida Eliàs à se relever puis ils prirent le large, talonner par les derniers survivants de leur groupe d'assaut, regagnant le vaisseau au pas de course et passant l'hyper-espace, non sans ramasser les corps de leurs compagnons tombés sous les coups de la jedi.

Chapitre 4 Nouvelle vie:


Quelques jours plus tard, Jan reçut un appel : la jedi lui donnait rendez-vous sur Balmorra, sans donner plus de précisions que les coordonnées. Ses compagnons tentèrent de l'en dissuader, mais il décida de courir le risque, Eliàs le suivant comme à son habitude.
La twi'lek les attendait au bord d'un champ, observant l'horizon avec une paire de jumelles. Quand ils arrivèrent à sa hauteur, elle regarda Jan d'un air peu amène puis, les dents serrées, lui dit « Je vous embauche. »
Elle avait manifestement l'air ennuyée d'avoir à réclamer de l'aide ; leur passant ses jumelles elle leur désigna un petit groupe dans le vallon en contre-bas : un sith et son escorte. D'un ton guindé, elle leur expliqua qu'elle était chargée d’appréhender le sith, criminel de guerre notoire, mais que seule elle ne s'en sortirait pas. Jan la regardait, la tête penchée sur le côté : pourquoi ne pas avoir appeler des renforts, jedis ou républicains ? « Pas disponibles » grommela-t-elle. Les deux amis échangèrent un regard, haussèrent les épaules et dégainèrent leurs armes, s'avançant prudemment vers leur cible, suivi de la jedi au pas léger. A eux trois, ils ne mirent pas longtemps à les mettre hors d'état de nuire, le combat ne s'éternisa pas et ils purent déguerpir rapidement, le sith entravé par des menottes spéciales sur l'épaule. Une fois à bord du vaisseau de la jedi, celle-ci leur livra les explications qu'ils réclamaient : Vinka Lear appartenait à un petit groupe de jedis œuvrant en marge de la légalité afin de ramener les criminels de guerre sur les mondes où ils pourraient être jugés. Elle ne pouvait donc faire appel à des renforts traditionnels, et présentement venait de violer un certain nombre de lois balmorréenne avec ses deux complices « pour la cause de la justice ». Il ne leur restait qu'à livrer la cible à qui de droit...

A la suite de cet épisode, Jan décida de laisser tomber le mercenariat pour aider Vinka dans sa lutte, suivit comme toujours par Eliàs. La guerre faisant rage, ils eurent maintes fois l'occasion de briller sur le champ de bataille, nouant des liens solides avec la République, délivrant des informations sur les tactiques militaires impériales… Jan agissait par pur idéalisme, comme Vinka, Eliàs les suivait sans mot dire, comme à son habitude. Pourtant il se sentait un peu plus à son aise dans cette lutte, penser qu'il servait la bonne cause l'aidait à affronter son passé ; peut-être même pourrait-il gagner le pardon d'Hanna ? Peut-être qu'en contribuant à sauver des innocents il parviendrait à absoudre ses fautes…
C'est au cours d'une de ses bordées dans les cantinas de Coruscant avec ses nouveaux camarades de combat qu'il rencontra Selia, une jeune zabrak qui fêtait son diplôme d'avocat avec ses amies. Sa peau sombre contrastée par des cheveux pâles et ses yeux bleus le fascinèrent, de même que sa conversation brillante. Une femme formidable, qu'il avait envie de revoir. En sa compagnie, il parvenait à oublier quelque peu son passé et puis, n'avait-il pas le droit à une seconde chance lui aussi ?
De rendez-vous en rendez-vous ils finirent par devenir fiancés puis jeunes mariés. Quelques mois après, Vinka et Jan les imitaient, la guerre faisait rage mais ce n'était pas une raison pour ne pas vivre.
Deux ans plus tard, Eliàs faisait les cent pas dans la maternité, sous le regard furibond des infirmières. Il était bien trop nerveux pour rester en place, cela faisait déjà plus d'une heure que Selia était entrée ! Et pour une fois Jan ne l'aidait pas, aussi nerveux que son ami…
Finalement, une jeune togruta vint le chercher, lui mettant un bébé dans les bras : une petite fille à la peau aussi sombre que celle de sa mère. De qui pouvait-elle avoir hérité cette touche de cheveux blonds il n'en savait rien et s'en moquait : elle était adorable. Devant ce petit être, Eliàs sentit son cœur se briser, calé dans un coin de la petite chambre, il berçait sa fille dans ses bras. Pour la première fois, il sentait le poids du passé s'envoler et il se sentait libre, grâce à cette enfant. Il se jura de bâtir un monde où elle pourrait grandir en sécurité, il ne reproduirait pas les mêmes erreurs.
Lorsque le Traité de Coruscant mis fin à la guerre, dans l'année qui suivit la naissance de Chisé, Jan décida de fonder une agence chargée de protéger les citoyens, défendre la Loi et traduire les criminels en justice : c'est ainsi que naquit Karta Tor, dirigée par Jan et Eliàs.
Deux ans après Selia accouchait d'un second enfant, un garçon cette fois, que l'on nomma Elois.
Si les deux enfants ressemblaient beaucoup à leur mère par le physique, ils tenaient de leur père pour leur caractère têtu, et la facilité avec laquelle ils distribuaient des coups de poings. Très tôt, Jan et Eliàs leur apprirent à se battre et à mettre leur force au service des autres, leur inculquant à la fois les valeurs mandaloriennes d'honneur et de loyauté, mais aussi un profond sens de la justice et du devoir. Elois tout particulièrement idolâtrait son parrain, Jan, qui avait pris le jeune garçon sous son aile, lui apprenant à manier une vibrolame sous les yeux amusés d'Eliàs.
Malheureusement, un drame devait venir frappé cette heureuse famille : lors d'une mission dans la Bordure Extérieure, le vaisseau de Jan explosa, ne laissant aucun survivants. Elois avait quinze ans, Chisé dix-sept ; l'adolescent eut beaucoup de mal à se remettre de cette perte, s'investissant dans son entraînement avec divers professeurs d'escrime, espérant faire honneur à son parrain.
Moins de deux ans après, Vinka rejoignait son mari dans la Force, abattue par des terroristes en voulant protéger ses hommes. Eliàs se retrouva alors seul à la tête de Kar'ta Tor ; il fit des pieds et des mains pour la maintenir à flot, négocia avec des sénateurs, des procureurs et des juges, multiplia les interventions, assurant la survie de l'agence ; sa femme lui fut d'une grande aide, son poste d'assistante du procureur lui ouvrant bien des portes.
Ses enfants entamèrent des études de droit pour l'une, de gestion pour l'autre, désireux de marcher dans les traces de leurs parents et faisant leur fierté.

Lors de l'invasion zakellienne, Eliàs parvint à conserver le statut de Kar'ta Tor en insistant sur leur rôle purement policier. Et comme le crime ne s'arrête pas en temps de guerre, et qu'une police est toujours utile, on les laissa continuer leur œuvre…

Chapitre 5 Déclaration de guerre:


Un matin, le Procureur convoqua Eliàs pour lui confier une mission particulière : appréhender un criminel connu sous le pseudonyme de Moonshadow dont l'ascension commençait à donner des sueurs froides aux services de renseignements. Sur de lui, il accepta, mais c'était sans compter le talent de cet individu : multiples sociétés écran, mystère absolu, folles rumeurs, ni nom, ni race, ni sexe, un véritable fantôme à l'esprit retors.
Devant obstination d'Eliàs, il lui lança un défi, un combat à mort où tous les coups étaient permis, seul le plus fort, le plus vicieux, en sortirait vainqueur.
Voici la lettre qu'il trouva un matin avec son courrier :

Mon cher Monsieur Thorne,
Vous ne me connaissez pas encore, mais moi je vous connais. Votre vie n'est plus un mystère pour moi ; l'argent achète bien des choses et ce qu'il ne parvient pas à acheter, la terreur me l'offre…
Nous nous ressemblons beaucoup, vous et moi. Nous valons tellement mieux que ces troupeaux de bantha qui servent de décors à nos actions !
Je m'ennuie, Monsieur Thorne, ou plutôt Eliàs, vous permettez que je vous appelle Eliàs ?
Donc, Eliàs, je m'ennuie. Il ne me reste plus de défi à surmonter. Et c'est pareil pour vous, n'est-ce pas ? Quel triste quotidien êtes-vous contraint de vivre ! Où est passé le brillant combattant, le redoutable mandalorien aux mains recouvertes de sang ? Je suis sûr qu'il n'est pas loin, juste là, sous ce vernis de civilisation dont vous avez du vous enduire…
Mais ne vous inquiétez pas ! Bientôt vous serez de nouveau vous-même, et moi aussi. Nous allons entamer une danse macabre, une valse à travers la galaxie, semant des cadavres dans notre sillage, déchirant les coeurs et les âmes… Mais nous aimons cela, ni vous ni moi ne pouvons le nier !
Je vais prendre soin de vous, Eliàs. Je réduirai votre cœur en cendre, briserai votre âme, pour mieux vous faire renaître, plus fort, meilleur, et peut-être comprendrez-vous alors à quel point je vous aime, vous qui me procurez à nouveau ce frisson d'excitation de l'inconnu, l'incertitude de ma victoire, le doute de ma puissance face à un adversaire redoutable. Vous m'avez ramené à la vie, Eliàs, aussi vais-je vous rendre la pareille…

Votre dévoué,
Moonshadow.


Après avoir lu cette missive, Eliàs se leva pour admirer la vue depuis la fenêtre de son bureau, un sourire en coin. A nouveau, il ressentait le frisson d'excitation de la chasse, ses narines frémissaient au souvenir de l'odeur du sang ; il partait en guerre, à nouveau. Et il aimait cela, bien sûr, il l'avait toujours aimé. Il espérait seulement pouvoir préserver sa famille de ce qui sommeillait en lui, de la brute sanguinaire qu'il n'avait jamais totalement pu faire disparaître… Un héros ? Lui ? Non… Il n'était même pas sûr de réellement adhérer aux idéaux qu'il défendait. Il ne méritait pas de prétendre à un tel titre, il ne rachèterait jamais ce qu'il avait fait dans le passé, ni ce qu'il s'apprêtait à faire. On ne toucherait ni ne menacerait sa famille impunément et, s'il devait redevenir le monstre qu'il avait été à une époque pour les protéger, il n'hésiterait pas une seule seconde…

Chapitre 6 Conséquences:


Eliàs se tenait dans un fauteuil, un verre de whisky ambré à demi-vidé dans une main, la bouteille à portée déjà bien entamée. Tout partait à vau-l'eau en ce moment. Au début, il était certain de déjouer le Moonshadow, de lui faire plier les genoux, mais il s'était trompé. C'était même plutôt l'inverse. Il avait bien réussi quelques coups contre divers planques et trafics, mais cela ne semblait pas nuire outre mesure aux affaires de son adversaire. Les hommes capturés mourraient tous avant leur interrogatoire, ou ne disaient rien, voire étaient relaxés pour « manque de preuves » « vice de procédure » et autres arguments fallacieux. Puis il y avait eu la prise d'otage. Sa femme et sa fille, retenues prisonnières, aux mains de salopards sans scrupules ! Son poing se resserra sur son verre et la rage l'envahit à nouveau. Une fois de plus, alors qu'il croyait avoir réussi, la victoire coulait entre ses doigts comme du sable : sa fille, Chisé, la prunelle de ses yeux, l'avait rejeté, fuyant loin de lui. « Etes-vous sûr que Chisé soit votre fille ? » Cette phrase hantait ses nuits… Bien sûr qu'elle était sa fille ! Qu'aurait-elle pu être d'autre ? Et elle était quelque part, perdue dans la galaxie, avec ce don inattendu. Chisé, une utilisatrice de la Force ! Elle n'en était qu'encore plus en danger à cette époque…
Par dessus tout ça, Kramzay, son bras droit, avait disparu sans laisser de trace. Mort, capturé, volatilisé dans un trou noir, il n'en savait rien ! Heureusement qu'il restait Arcusord. Malgré son jeune âge, ce gars là était efficace et fiable, et il avait pu lui confier son fils. Elois… Comme si tout ça ne suffisait pas, voilà qu'il voulait jouer les héros dans l'armée de l'Alliance ! Il risquait d'y laisser des plumes, même avec l'aide d'Arcusord. Il mourrait d'envie de le forcer à rester, mais il avait trop peur de le braquer. Il ressemblait beaucoup trop à sa mère, têtu et idéaliste !

« J'ai besoin de prendre du recul »
Du recul… Sa femme était retournée s'installer chez ses parents, pour « réfléchir ».
« Tu as fait peur à ma fille, tu me fais peur, Eliàs ! Nous avons tous peur de toi ! »
C'était tellement injuste ! Il avait tué ce type, sauvé sa famille, et on lui reprochait de l'avoir fait ?
« Si tu m'aimais vraiment, tu ne ferais pas ça. Tu m'avais promis, tu m'avais dit que tu n'étais plus un mandalorien. Je croyais que tu avais changé… je me trompais. »
Mais qu'avaient-elles toutes à vouloir qu'il soit quelqu'un d'autre ? Pourquoi ne pouvait-elle pas accepter cette part de noirceur, et l'aider, au lieu de le condamner ?  
Pour la première fois depuis longtemps, il vit le regard d'Hanna dans la vitre. Ces mêmes yeux remplis de tristesse et de reproches le regardaient à nouveau. Il avait tout raté, et dans les grandes largeur ! Selia comme Hanna n'avaient aimé que ce qu'elles voulaient bien voir, le gars gentil et drôle, aimant et attentionné, comme il en fleurit dans tous les romans pour jeunes filles. Mais ce n'était pas lui. Il était un guerrier, fait pour tuer, un soldat fidèle, meneur d'homme à l'occasion, mais il n'était pas un héros. Pourquoi personne ne l'admettait ?
Non, il avait tord. Quelqu'un un jour l'avait aimé tel qu'il était, avec son obscurité et sa violence contenue. L'image d'une cathare beige marquée de tâches noires remplaça celle d'Hanna. Saira, une fille qu'il avait rencontré sur Nar Shaddaa. Elle l'attendait quand il partait, toujours présente à son retour. Intelligente, implacable, capable de tuer un homme sans sourciller. Elle avait peut-être douze ans de moins que lui, à peine dix-huit ans quand il l'avait connue, mais quelle importance ? Il se demanda ce qu'elle était devenue, après son départ. Son lâche abandon pour le giron de la République, sans un mot d'adieu. Juste une petite note laconique « Ne m'attends plus ».
Il aurait pu l'emmener, mais c'était emporter tout son passé, sa violence, le sang et la mort, quand qu'il voulait s'en débarrasser, recommencer à zéro. Alors il avait fuit, comme un lâche. Il était devenu quelqu'un de respectable, il avait changé ses habitudes pour sa femme, pour ses enfants. Et aujourd'hui qu'il avait désespérément besoin d'elle, elle l'abandonnait. Sa petite cathare lui manquait, ce soir. Il se rappela une petite phrase de Tindomë, qui expliquait les bases de la culture cathare à un élève « Quand un cathar se met en couple, c'est pour la vie, et au-delà de la mort. »
Il avait peut-être détruit l'avenir de cette pauvre fille, comme il avait détruit celui de Hanna, comme sans doute celui de sa famille.
L'envie de fuir lui étreignit les entrailles, presque un besoin, comme souvent. Mais cette fois il ne pouvait pas fuir. Il avait un devoir envers son vieil ami, envers les gens qui croyaient en lui. Et il devait récupérer sa fille, sa fille qui lui ressemblait tant, jusqu'à ses crises de rage et de violence qui lui avaient valu moult convocations auprès de ses professeurs.
Il allait y arriver. Il n'avait pas le choix. Il devait laisser le passé où il était, et se concentrer sur l'avenir, c'est bien ce que disait toujours Selia.
Mais le souvenir du rire de sa petite cathare le poursuivit longtemps dans la nuit, de même que ses yeux malicieux, éclipsant presque ceux d'Hanna. On ne se défait pas si aisément d'un passé que l'on souhaite retrouver au fond de soi…

Au milieu de la nuit, Eliàs émergea brutalement du sommeil, torturé par une idée qui avait jailli au détours d'un rêve. Se ruant sur la lettre du Moonshadow qu'il conservait non loin, il la relu fébrilement, s'attardant sur un passage «  Nous valons tellement mieux que ces troupeaux de bantha qui servent de décors à nos actions… » Sa bouche lui parut s'assécher : cette phrase, il l'avait déjà entendue, mot pour mot, dans la bouche de Saira, des années lumières auparavant… Ils étaient accoudés à un bar, sur Nar Shaddaa, à regarder défiler les clients, quand elle lui avait dit « Tu sais Eliàs, parfois je me sens tellement décalée. Regarde les, misérables, minables, pleurnichant à la moindre contrariété… Nous valons tellement mieux que ces troupeaux de bantha qui servent de décors à nos actions »  
Non… Ce n'était pas possible ! Ce ne pouvait pas être ça, il devait se tromper ! Et pourtant… plus il ruminait l'idée, plus elle lui semblait évidente, comme si une pièce de puzzle venait de s'emboîter quelque part dans son esprit.
Il prit alors une décision : il allait partir sur les traces du Moonshadow, seul, comme autrefois. Il partirait de Nar Shaddaa, et apprendrait la vérité. De toute façon, les seuls renseignements valables qu'il avait sur Moonshadow c'était son apparition sur la lune hutt, au début de sa carrière. Et puisque les méthodes légales avaient échouées, puisqu'il ne lui restait plus rien à perdre, il allait passer de l'autre côté de la frontière.
S'emparant de son holocom, il laissa deux messages laconiques sur les répondeurs de Selvi'numir et Arcusord :
« Salut, c'est Eliàs. Selvi je te laisse gérer la baraque avec Arcusord, je dois disparaître un moment »
« Salut, c'est Eliàs. Je te laisse gérer la maison, Selvi s'occupera de la faire tourner, elle s'y connaît même si elle râle beaucoup. Prend soin de mon fils. »

Ceci fait, il put s'étendre sur son lit et dormir jusqu'à l'aurore. A midi, l'appartement était vide, Eliàs avait disparu de Coruscant, et personne ne put mettre la main dessus. Assis sur le siège d'un cargo de contrebande miteux, insensible aux bavardages du rodien qui pilotait, Eliàs polissait tendrement son fusil amélioré : sur Nar Shaddaa, ce serait son meilleur ami… Un sourire étira ses lèvres tandis qu'un sentiment de sombre satisfaction remontait des tréfonds de son corps: c'était si bon d'être à nouveau en chasse...  


Dernière édition par Eliàs le Jeu 9 Fév - 11:36, édité 3 fois
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Re: Eliàs Thorn, Directeur

Message par Eliàs le Sam 18 Juin - 12:42

Et voilà, biographie d'Eliàs postée! Attention, vous risquez de vous spoiler son passé, ne la lisez pas si vous préférez la découvrir IRP^^
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