Bardia Knor

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Bardia Knor

Message par Bardia le Jeu 12 Mai - 16:53

[HRP]le code qui suit est une invention de ma part, la première partie de la biographie est une explication du code du point de vue de Bardia, non une interprétation véridique, conforme à la conception commune. Si vous avez besoin de doliprane passé les cinq premières lignes, c'est normal ! De plus je précise que ce code n'est connu que de Bardia et sa sœur défunte, pour le connaître il vous faudrait l'apprendre de Bardia lui-même. [/HRP]

Bardia Knor



Le Code de Knor:

Au sein du Chaos, la quiétude.
Au sein de la Lumière, l’inexistence.
Au cœur de l’Harmonie, la connaissance.
Au cœur de la passion, la justice.
Parmi la mort, la Force.


A travers le temps les êtres vivants n’ont fait que répéter les mêmes faits. Toujours ils naissent, toujours ils prennent la route de la guerre avant de signer la paix, se reproduire, mourir et de nouveau naître, recommençant ainsi un nouveau cycle de destruction. De ce constat le code jedi est une aberration. Comment peut-on être aussi faux ? Aussi loin de la vérité ?

Jedi ne voyez-vous donc pas votre erreur ? Votre code, dès sa première ligne, est le signe de votre erreur : « Il n’y a pas d’émotion, il y a la paix. » ; où est votre paix ? Elle n’existe pas, il n’y a que le Chaos. La Paix véritable ne peut être. Et, que vous le vouliez ou non, les émotions existent, les nier est nier votre conscience.

Seule la seconde ligne n’est pas pur mensonge. « Il n’y a pas d’ignorance, il y a la connaissance. » est vrai dans ce seul sens que l’ignorance est un défaut et qu’il faut combler ce défaut mais il est des choses qui restent inconnues, des choses qui doivent rester inconnues. Ainsi cette ligne ne peut être pleinement appliquée.

La troisième est tout aussi fausse que la première : « Il n’y a pas de passion, il y a la sérénité. ». O combien cette phrase est belle pour celui qui refuse de voir la réalité ! Belle manière que voilà de se voiler la face ! La vérité est que la passion est en toute chose, en tout être, nous l’écoutons sans nous en rendre compte, même vous jedi. Car dites-moi ce que vous faîtes alors quand vous écoutez votre sens du devoir, de la Justice ? Vous cédez là à la passion du devoir, de la Justice. Et la sérénité n’est qu’un état qui ne peut être permanent sans cesser d’agir, d’exister.

En sa quatrième ligne le rejet de la Vérité atteint son paroxysme. Croyez-vous vraiment cela : « Il n’y a pas de chaos, il y a l’harmonie » ? O jedis, mes chers innocents jedis, ne voyez-vous donc pas que le chaos est composantes de l’harmonie, tout comme l’est la Loi, l’Ordre ? L’Harmonie n’est que le point d’équilibre entre Loi et Chaos, celui où les forces sont équivalentes et où l’on peut être paisible l’espace d’un instant pour reprendre son souffle ?

La dernière ligne est fausse du fait de son postulat de départ : « Il n’y a pas de mort, il y a la Force. ». Oh certes la Force existe mais la mort aussi, sinon pourquoi, nous, vivants serions-nous voués à vieillir et voir notre corps tomber en poussière ? N’est-ce point la mort lorsque l’être de Force que nous sommes après la mort du corps s’estompe jusqu’à disparaître ?

O mes chers jedis où est la réalité en votre code ? Où est la réalité en votre philosophie ? Elle en est absente.

Mais, chers jedis, ne croyez pas que je préfère le code sith. Il a ses faiblesses, ses mensonges, ses imperfections. O oui mes petits jedis je les vois fort bien…
Ils nous disent que « La paix est un mensonge, il n’y a que la passion. », ce à quoi je réponds certes mais quelle paix ? La Paix parfaite ou la paix temporaire ? De plus la passion n’est pas les émotions or les émotions, sans être passion, nous fait avancer, et ce de manière bien plus continue. O que ce vers absolu sonne faux.
« Par la passion, j’ai la puissance. ». Siths ce n’est là qu’un moyen d’obtenir la puissance parmi tant d’autres, pas le seul.

« Par la puissance, j’ai le pouvoir » mais ce pouvoir reposant sur la passion est votre faiblesse car les passions ne sont pas éternelles. Ainsi les lignes suivantes tombent aisément. « Par le pouvoir, j’ai la victoire. » Certes à condition de l’obtenir avant la fin de la passion.

Enfin, ô siths, si « Par la victoire, je brise mes chaînes. » comment se peut-il que « la Force me libérera » ? Il y a là un rôle actif de ma part : je brise mes chaines donc devient libre puisque sans servitude, et, un rôle passif : la Force me libère.
Dès lors comment pourrais-je suivre un code ou l’autre puisqu’ils sont faux ? Non je ne puis faire cela. Je ne puis nier la Vérité du monde. Mes chers jedis je ne suivrai qu’un code, le mien.

Je vous l’ai dit : la Paix parfaite n'existe pas, il n'y a que la guerre, le chaos. Ainsi le calme intérieur ne s'obtient qu'au sein du chaos, du conflit, du changement. Rien n’est stable, il nous faut l’admettre si nous ne voulons être ballotés par le courant sans parvenir à garder la tête hors des flots.

Dans la seule Lumière nous ne pouvons être, nous retournons à l’insipide, à l’inexistant. Il nous faut l’ombre pour être tout comme il nous faut la lumière.
La connaissance ne se trouve pas dans le conflit permanent ou dans la paix permanente, ces deux états ne peuvent permettre la réflexion. Nous ne pouvons atteindre la connaissance qu’en trouvant l’Harmonie, le cœur de toutes choses, le point d’équilibre entre la Lumière et les Ténèbres, la Loi et le Chaos, le Bien et le Mal.
La justice ne vient pas de rien, elle réside au cœur de notre passion. Notre passion pour le devoir et la justice, le devoir de justice. De plus ignorer l’existence de nos passions revient à se mentir, nos passions nous définissent car nous sommes passions. L’ignorer, c’est s’interdire d’être juste envers soit, se refuser cette si faible part de Justice.

Et la Force ne réside pas dans la vie, elle était avant la vie, elle l’est après. Ainsi la Force ne peut être que parmi la mort. Nous sommes les servants de la non-vie, que nous le voulions ou non.

Chapitre 1 Aux origines, les flammes:


Il faisait nuit, il fait toujours nuit. Mais cette nuit fut la première des nuits. Il y a trente ans de cela, vingt ans avant que le traité de Coruscant ne soit signé je naquis sur Alderaan dans une famille de petite noblesse sans le sou. Dans le même temps Alderaan était en proie aux flammes de la guerre et bientôt elles embrasèrent la demeure familiale et ma mère et mes frères et mes sœurs. Mon père et moi étions les seuls survivants, bientôt je serais le seul.

Deux ans plus tard mon père fuyez, dans les plaines proches du Palais Organa, des hommes. Je n’ai jamais su ce qu’il avait fait, qui il avait fui en me portant dans ses bras. Ce jour-là je fis la connaissance de mon deuxième père, Nettle Adamant ; il était un étranger, un guerrier, sa femme était de la noblesse d’Alderaan. Ils n’avaient d’enfants et désespérés d’en avoir un jour. Moi qui avais pour nom Yaraël Knor devins Bardia Adamant.

Lors de ma quatrième année ma sœur adoptive fit son apparition, braillant dès sa naissance, elle avait pour nom Elsia. Mes parents adoptifs étaient heureux : eux qui ne croyaient pouvoir avoir d’enfants en avaient eu un. Le temps est ainsi passé dans une atmosphère joyeuse mais les trompettes de la guerre se rappelèrent bien trop rapidement à notre souvenir, Nettle fut appelé sur le front, douze ans avant la signature du traité de Coruscant, nous ne devions plus jamais le revoir. Je me souviens de ce soldat qui, pour le cinquième anniversaire de Elsia, nous offrit, à titre posthume, une médaille d’honneur, mère pleura et nous prit dans ses bras en disant « Papa ne reviendra pas. », Elsia demanda pourquoi, mère lui répondit qu’il était mort mais moi je savais déjà : il avait rejoint le doux sommeil. A compter de ce jour les choses furent différentes.

L’année suivante un maître jedi du nom de Bolero nous testa, ma sœur et moi, et découvrit que nous étions tous deux sensibles à la Force et décida que nous devions rejoindre l’ordre jedi au plus vite. Notre mère n’eut d’autre choix que d’accepter et c’est ainsi que nous partîmes pour Tython avec, pour dernière image de notre foyer, notre mère nous souriant avec un regard triste. Durant tout le trajet jusqu’à Tython Bolero nous récita le code jedi, maintes et maintes fois, nous dit à quel point les jedis devaient être bon, ne pas s’attacher, être bons envers tous. Déjà il me faisait rire mais je gardai le silence, j’acceptai sa cire malodorante. Elsia croyait que les jedis étaient merveilleux. A notre arrivée on nous offrit des vêtements, on nous laissa à peine le temps de nous adapter à notre nouvelle vie, les cours commençant deux jours après notre arrivée.

Jours après jours nous apprenions auprès des autres novices, le savoir et la pratique. Lorsque nous eûmes respectivement seize et douze ans nous n’avions plus aucune illusion, les jedis étaient loin des êtres idéaux qu’ils s’imaginaient être, ils étaient faux. Avec ma sœur nous entreprîmes alors de trouver la vérité, on nous disait que nous étions dans l’erreur, que les jedis étaient la seule vérité, que seule la Force importait, que les religions de biens des peuples étaient aberration. L’année suivante, au cours d’un entraînement, je compris : les réponses ne se trouveraient pas au temple mais ailleurs, peut-être quelque part sur Tython ? Je voulus en parler à ma sœur mais quand je demandai à un maître où elle se trouvait il me répondit qu’elle était devenue la padawan d’un maître, Varn et qu’elle avait quitté Tython, le maître devant repartir au plus vite il n’y avait pas de temps pour des formalités. O que je regrettai alors d’être un jedi, je lui aurai bien fait comprendre qu’un sabre laser n’est pas qu’une décoration à la ceinture !

Le lendemain je profitai d’une sortie pour m’éclipser et explorer les ruines environnantes, je me devais de savoir avant de partir retrouver ma sœur mais surtout je devais réfléchir. A la tombée de la nuit je perçu une aura obscure, malfaisante émanant d’un camp de déchiqueteurs, elle m’appelait.

En silence je traversai le camp, évitant les déchiqueteurs et une fois devant l’entrée d’une caverne je jetai un regard aux étoiles et dans un murmure je fis une promesse « je te retrouverai Elsia, même si pour cela il me faut quitter l’ordre ! », j’entrai alors dans la caverne. Les murs étaient humides, il y faisait froid et le sol était jonché d’os. Etrangement je me sentais chez moi, les os craquant sous mes pas, la solitude et le calme de la mort. Au détour d’un couloir je fis une rencontre avec un déchiqueteur, il me tournait le dos alors je lui abattis ma vibrolame sur le crâne, il tomba évanouit. Finalement j’atteignis le fond de la caverne, la salle  était grande, éclairée de feux, l’air était lourd et mon regard était attiré par une fresque sur le mur. Elle représentait un jeune jedi qui vit ses compagnons mourir et qui quitta l’ordre pour parcourir les étoiles en quête de vérité. Sans m’en rendre compte j’étais arrivé au pied du mur et en baissant le regard je vis un paquet de toile usé, recouvert de poussières, je le déballai précautionneusement. Il contenait différentes pièces que je reconnus comme celle d’un sabre laser, il y avait en outre toutes les explications pour en forger un mais le plus étrange fut l’holocron, il était noir comme la nuit mais pas obscur pour autant. Je pris les reliques et je pris le chemin du retour.

Lorsque je fus loin du camp de déchiqueteurs je fis une halte pour la nuit, m’installant dans les branches hautes d’un arbre. A l’aube je repris ma route et parvins au temple à la mi-journée, l’on me demanda où j’étais passé, je répondis que j’avais perdu le groupe, ils m’ont cru, heureusement. Le soir même je m’isolai dans un recoin du temple et ouvrit l’holocron. Le lendemain je reprenais les cours, le soir je consultai l’holocron dans un recoin du temple. Son savoir était ancien, parfois sombre. Il était celui d’un jedi qui, il y a de longues années, avait participé à une guerre contre l’Empire. Il avait pour nom Silan Fern. Ce fut le premier pas pour dépasser les faiblesses de la condition de jedi.

Il commençait toujours ainsi : « Mon nom est Silan Fern, je croyais être jedi, je devins un jedi libre. Vous qui consultez mon savoir qui êtes-vous ? ». Au début je répondais : « Je suis un jedi. » puis le savoir m’était enseigné mais pour certains éléments il me disait « Vous n’êtes pas digne. ».

Quelques mois plus tard je fus assigné à un maître, il se nommait Farad et je ne pouvais le supporter, lui et son interprétation stricte du code jedi. A l’écouter il n’y avait rien de plus important que le code, se poser des questions sur la valeur des opinions et cultures des autres étaient inutiles puisque seule la Force existait et que, quoi que l’on fasse, elle nous guidait au mieux, qu’elle était partout. Pourtant les religions n’étaient pas en accord avec la Force… Toutefois je pris mon mal en patience, je quittai Tython et pourrait retrouver ma demi-sœur, enfin.

En trois ans je n’avais eu aucun contact avec ma sœur, quand je demandai à lui faire passer un message mon maître me répondait « un jedi ne doit pas s’attacher. ». C’est dans ce silence qu’il m’a promené à travers la galaxie, agacé plus d’une fois par son pacifisme et son indifférence à ce qui ne correspondait pas à la Force, au Code.
Auprès de lui je n’ai appris que peu de choses si ce n’est la patience et la méditation, c’était nécessaire pour ne pas le pousser hors du sas du vaisseau ou dans un gouffre, j’aurai sans doute dû le faire… La plus part de mes connaissances je les ai acquises auprès de Fern.

Pour mes vingt-ans je fis une nouvelle tentative, nous étions alors sur Commenor. Cette fois encore il me récita le code jedi, alors, lassé de ses réponses, je lui donnai ce qu’il voulait « Très bien maître, je ne la chercherai plus, vous avez raison l’attachement est inutile. ». Il faut croire que le mensonge fut parfait car un an plus tard je passai les épreuves et devenait jedi. Le traité de Coruscant était signé mais à présent il fallait reconstruire, ainsi je fus autorisé à me rendre sur Alderaan, je comptai visiter ma mère pour savoir si elle avait des nouvelles, mon maître ne m’ayant jamais laissé l’holocommunicateur suffisamment longtemps pour tenter de joindre ma famille adoptive. Je parti donc de Tython, fit escale sur Coruscant où je devais prendre la navette qui m’emporterai vers ma planète natale, mais à cause d’une grève de la compagnie de transport la navette était coincé au spatioport pour une durée indéterminée. Ainsi je fis le tour du spatioport et rencontrai un trandoshan, du nom de Ner Val, qui accepta de me conduire sur Alderaan à condition de l’aider à récupérer son vaisseau qui avait été saisi par la sécurité du spatioport pour contrebande. J’entrai donc, suivi de Ner, dans le bureau de la sécurité, qui, de bien entendu, participer à la grève. Ces courageux travailleurs, pour ceux qui étaient dans le bureau, discutaient et buvaient gaiement sans prêter plus attention que cela à qui venait. Je m’adressai donc à l’un d’eux, un homme, grassouillet, visiblement un sportif de la pâtisserie :

« - Bonjour.
- On est fermé.
- J’ai besoin que vous libériez le vaisseau de ce trandoshan.
- On est fermé, on n’est pas assez payé pour rester ouvert ! Répéta l’homme, avant d’enfourner une nouvelle pâtisserie.
- Mais vous êtes un employé sérieux et vous allait accéder à ma demande. Rétorqua calmement Bardia en usant de la Force pour persuader l’employé d’agir.
- Bon… Je suis quelqu’un de bon… C’est quoi le nom du vaisseau ?
- L’Os blanc. Répondit Ner.
- Vous pouvez y aller. Coupa l’homme après avoir fait le nécessaire pour déverrouiller le vaisseau. Il se retourna aussitôt pour enfourner une nouvelle pâtisserie. »

Nous sortîmes ainsi du bureau puis prîmes la direction du vaisseau. Sur le chemin il me remercia et quand nous fûmes à bord il poussa un long soupir.

« - Merci. Je doute qu’il m’aurait rendu mon vaisseau rapidement… J’aurai perdu la chasse et mes points.
- Vos points ?
- De Jaggat, si je les perds je ne serais plus rien pour la Gardienne des points.
- Vous ne les avez pas perdus.
- Oui… »

Sur Alderaan nous nous séparâmes, partant chacun dans une direction opposée. Devant l’air de taxi j’entendis la voix d’une femme, non loin, disant dans son holo :

« Maître qu’est-ce qui vous est encore arrivez ?
« Mais c’est pas possible ! Vous en faîtes exprès !
« Oui maître… Je vais vous chercher… Encore… »

En passant près d’elle je lui proposai mon aide, ce qui la fit se retourner, je reconnu, malgré les changements physiques importants, ma sœur. Nous restâmes ainsi de longues minutes, silencieux, à nous regarder, avant qu’elle ne rompe le silence.

« - Bardia ??
- Elsia ? Ca va faire longtemps…
- Oui… tu aurais pu appeler….
- Mon maître était un idiot qui refusait toutes relations.
- Te cherches pas d’excuses ! »

Elle se jeta alors dans mes bras, visiblement heureuse, mais rapidement je l’écartai de moi.

«  - Ton maître à des ennuis ?
- Il a encore réussi à se mettre dans les ennuis et s’est cassé la cheville dans une chute…
- Ah… Je t’accompagne.
- Merci. »

Nous prîmes un speeder puis partîmes à la recherche de son maître, Modir.

« - Tu as changé, frangin.
- Toi aussi, tu es plus… Enfin tu ne ressembles plus à une planche à pain !
- Eh !
- Comment est ton maître ?
- Il y a pire. Il a un don pour les ennuis mais à part ça il est… On pourrait dire bien.
- Il ne te cite pas trop souvent le code ?
- Si… Surtout quand je lui propose d’agir plutôt que de réfléchir pendant des heures pour ne rien faire…
- Je vois… Moi je le connais par cœur et dans tous les sens… j’ai eu un maître qui parlait, mangeait, buvait et respirait le code jedi. A croire qu’il n’y avait rien d’autre…
- Tu as dû souffrir !
- Pas trop au final.
- Tiens c’est là ! »

Elle posa le speeder et descendit en se dirigeant rapidement vers son maître qui était appuyé contre un rocher. Il nous regardait approcher en souriant avant de lever une main pour nous saluer.

« - Bonjour les enfants. Elsia tu avais peur que je sois en miettes ?
- J’ai l’habitude… C’est mon frère, Bardia.
- Ah oui… L’apprenti de l’autre fou…
- Oh il n’est pas si fou…
- Le code, toujours le code… Il ne pense que par le code !
- Ca…
- Tu sais pourquoi il a le nez tordu ?
- Non.
- Il a sorti à des soldats qui avaient perdus leurs amis dans une attaque impériale « il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force », l’un des soldats lui a pété le nez. Le mieux c’est qu’il est partie en nasillant « il n’y a bas d’émotion, il y a la baix ». »

Bardia et Elsia saisirent alors le maître pour le porter jusqu’au speeder et l’installer derrière avant de décoller. Durant le trajet Modir me posa une question qui me surprit dans un premier temps.

« - Etre jedi était ton choix, jeune homme ?
- Je n’ai pas demandé lorsque l’on m’a conduit sur Tython. Mais c’est une vie comme une autre.
- Penses-tu à quitter l’ordre ?
- Je… J’y ai déjà pensé.
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas l’impression que ma place est au sein de l’ordre.
- Elsia m’a dit la même chose un jour.
- Maître vous ne vous mordez jamais la langue ? Lança l’intéressée, avant de rire.
- Si, chaque fois que je dois t’appeler pour m’aider.
- Pas assez fort alors !
- Peut-être pas ! En tout cas jeunes gens je vous suggère de trouver votre voie au sein de la Force, ce qui ne veut pas dire que je vous permets de devenir des siths !
- … Nous y réfléchirons. » Répondirent en cœur Elsia et Bardia, ce qui provoqua une hilarité commune.

De retour à la maison Ald nous laissâmes le maître à l’infirmerie pour discuter tranquillement dans les quartiers qui leur avait été attribué. Nous nous vautrâmes, plus que nous nous assîmes, chacun à un bout du canapé, j’engageai alors la conversation.

« - Je pense quitter l’ordre.
- Tu l’as toujours pensé.
- Oui, mais cette fois je suis sûr. Je ne pense pas assez comme les autres jedis pour accepter le tout.
- Je partirai avec toi.
- C’est mon choix Elsia, tu n’as pas à me suivre.
- N’ai-je pas aussi le droit de vouloir autre chose ?
- Si, bien sûr…
- Nous pourrions enfin vraiment aider plutôt que commencer à aider ou ne rien faire…
- Oui… C’est l’une des raisons… Nous n’aurions plus à suivre une philosophie que nous n’acceptons pas…
- Plus à nous limiter par des préceptes issus d’interprétations idiotes…
- Nous n’aurions plus à refuser notre nature, nous pourrions aller à travers le chaos du monde, l’esprit calme. Nous pourrions ressentir chaque chose, être en harmonie avec elle et enfin avoir la connaissance de ce qui nous échappe en tant que jedi. Nous pourrions laisser notre passion, du devoir, de la justice, du bien commun exister…
- Fais attention ! Tu vas devenir comme ces vieux sages qui gardent les savoirs du temple !
- Tu seras là pour me rappeler à l’ordre !
- Bien entendu ! Tu ne crois pas que je vais te laisser devenir gâteux !
- Je n’espère pas !
- Quand penses-tu que nous pourrions partir ?
- Dès que nous aurons trouvé un vaisseau. Nous pourrions allez voir notre mère avant.
- Oui… Mais…
- Mais ?
- Elle est morte, il y a un an.
- Morte ? C’est… Impossible ! Non… C’est possible, la mort fait partie du cycle de la vie…
- Elle nous a tout laissé.
- Nous partirons dès que tu seras prête.
- Ok. Je dois juste en parler avec mon maître… Il a le droit de savoir…
- Ce ne sera pas la peine, je m’y attendais. Dit doucement Modir qui avançait en clopinant en s’appuyant sur des cannes. Etes-vous sûrs de ne pas commettre une erreur ?
- Non, maître. Je suis désolée, je ne peux juste pas continuer.
- Je comprends, mon frère a quitté l’ordre en son temps… Il voulait agir. Toutefois j’aimerai que tu passes tes épreuves avant de partir, tu es prête.
- Je… Merci, maître.
- Jeune homme, veillez bien sur elle.
- Je le ferai.
- Elsia, je vais contacter le conseil, cela ne prendra pas longtemps.
- Bien maître. »

Modir sortit de la pièce, nous laissant à notre silence. Quelques minutes passèrent avant qu’Elsia ne se lève et ne revienne avec un sac contenant une part de notre héritage, il contenait notamment un numéro de compte bancaire au nom de Knor, il y avait de quoi s’offrir un petit vaisseau, cela nous suffirait.

Une semaine plus tard Elsia passa ses épreuves et devint jedi, passé un mois nous fîmes nos adieux à maître Modir avant de prendre notre propre route, hors de l’Ordre. Dans les premiers mois nous nous contentâmes de voyager, découvrir le monde sans devoir craindre l’empire outre mesure, le traité de Coruscant ayant mis, pour un temps du moins, un terme à celle-ci. Puis,  au quatrième mois, je proposai à Elsia un possible code :

« Au sein du Chaos, la quiétude.
Au sein de la Lumière, l’inexistence.
Au cœur de l’Harmonie, la connaissance.
Au cœur de la passion, la justice.
Parmi la mort, la Force. »

Elle le trouva convenable et me rappela que de toute manière le code, la philosophie n’était pas les choses les plus importantes, que le principal était de vivre comme nous le voulions, elle avait raison.

Chapitre 2 A travers la grisaille:


Cela va faire un an à présent que nous avons quitté l’ordre. Nous avons été sur Coruscant récemment et nous avons fait quelque chose que nous n’avions encore jamais fait : nous avons exploré les bas-quartiers sur deux semaines. Au passage nous avons mis fins aux agissements d’un gang, aidez une fillette qui s’était perdue… Des choses que peuvent faire les jedis mais nous n’avons pas seulement gratté le vernie, nous l’avons retiré.

Notre prochaine destination est Tatooine, nous avons entendu parler de la planète aride, nous voulons voir cela de nos propres yeux. Peut-être y resterons-nous un temps ?

Nous sommes arrivés sur Tatooine, la planète est magnifique, féroce, chaotique et harmonieuse à la fois. Elsia, elle, la trouve trop chaude, trop sec, pour notre prochaine destination nous choisirons une planète plus douce. Mais pour le moment Elsia a décidé d’explorer la planète, nous partons donc demain pour la Mer des Dunes.
La Mer des Dunes… Comment la décrire mise à part en disant « du sable à perte de vue et dans les yeux » ? J’ai l’impression qu’il y fait encore plus chaud, nous avons laissé le vaisseau près des montagnes et marché toute la journée sous les soleils jumeaux pour retourner au vaisseau à la tombée de la nuit. La température devenait plus agréable avec la nuit mais elle semblait presque fraiche à côté, si bien que nous sommes rapidement rentrés à bord. Après nous être débarrassé de la poussière et du sable nous bûmes un verre dans la cantina du vaisseau, discutant de la journée, d’une question plus ou moins philosophique.

Le lendemain nous fîmes une nouvelle excursion, cette fois dans les montagnes du Jundland. Il n’y eut à dénoter qu’une attaque de tuskens que nous avons dû repousser toutefois Elsia commence à douter sur mon compte, après le combat elle m’a rappelé que je ne devrai pas utiliser de la colère, du côté obscur. Peut-être me faudra-t-il lui parler de l’holocron ?

Cela fait désormais deux jours que nous avons essuyé l’attaque, Elsia me semble de plus en plus insistante, elle semble craindre que je ne bascule du côté obscur… Je vais devoir trouver un moyen de la rassurer…

Dans l’après-midi j’ai consulté l’holocron, chaque fois les choses semblent plus simples. Je comprends désormais la vraie nature de son pouvoir, de la Force. Je sais enfin pourquoi Elsia a peur du côté obscur, elle ne le comprend pas, elle ne le connaît pas pourtant il n’est pas effrayant. Le côté obscur n’est pas mauvais, le côté clair n’est pas bon, c’est l’usage qui compte. J’ai fait mon choix, est-ce le bon ? Je ne saurais le dire. Nous ne pouvons lutter contre ce que nous ne connaissons pas, combattre les siths, nous protéger des ombres de la Force nécessite de comprendre ces ombres ; je vais donc désormais étudier avec d’attention le côté obscur, en le connaissant je trouverai peut être un moyen pour aller vers une certaine harmonie. Peut-être est-ce un prérequis pour mettre un terme au conflit entre les jedis et les siths ? Après tout l’origine de la lutte n’est rien de plus qu’un conflit religieux, un schisme entre deux visions diamétralement opposées de deux ordres, qui, au final, sont plutôt extrémistes…

Depuis la dernière fois où j’ai écrit dans ce journal un mois s’est écoulé, je n’ai toujours pas parlé à Elsia de l’holocron et elle semble de plus en plus distante, lointaine. Parfois je la sens me regarder comme si je pouvais me transformer brusquement en monstre, serait-ce possible ? Toujours est-il que depuis Tatooine nous n’avons guère pris le temps de nous arrêter, nous courrons toujours, allant de combat en combat, portant notre aide partout mais ne restant jamais assez pour voir la paix revenir, après tout cela ne servirait à rien, le but même de la vie est d’aller vers la mort, le conflit. Nous ne pouvons qu’apporter un remède, couper la tête du mal et espérer qu’il ne repousse pas de sitôt.

Alors que nous mangions dans un restaurant sur Andara, Elsia m’a reproché que je tuais trop facilement, je n’y avais pas prêté attention, mais, en effet, la mort est naturelle pour moi, je ne suis chez moi que sur le champ de bataille. Sans doute devrais-je être effrayé, toutefois cela me laisse toutefois indifférent. Le soir je décidai de parler à Elsia de l’holocron, et essayer de discuter de cette obscurité qu’elle voyait grandir en moi. Je la retrouvai dans sa cabine sur le vaisseau, allongeai sur son lit, les cheveux encore humide, je vins m’asseoir à côté d’elle. Elle gardait le silence.

« - Elsia, je sais que je te fais peur…
- Non… Non… Enfin, si parfois…
- Je ne te ferais pas de mal, tu le sais…
- Ce n’est pas pour moi que j’ai peur mais pour toi…
- Tu n’as pas à t’inquiéter, je…
- Tu es plus obscur qu’avant, quand tu te bâts… On dirait que tu… Que cela te fais plaisir.
- Ce n’est pas ça. Je n’ai pas de plaisir à me battre, enfin, peut être que si, dans un sens, je me sens dans mon élément.
- Fais attention, grand frère.
- Mais je n’étais pas venu te parler de ça…
- De quoi alors ? Elle se redressa alors pour s’asseoir, intriguée.
- Peu avant que je ne quitte Tython avec mon ancien maître j’ai trouvé un holocron.
- Et ? Tu l’as remis au temple ?
- Je l’ai gardé.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas, j’avais l’impression que son savoir aurait été détruit. Je l’ai consulté, et le savoir qu’il renferme est immense… Et certains des enseignements...
- Relèvent du côté obscur ? Demanda-t-elle d’une voix calme.
- Oui… Je les ai étudiées pour mieux comprendre ce à quoi nous nous exposions et ainsi mieux nous défendre.
- C’est dangereux…
- Je sais, mais pourquoi le côté obscur serait-il plus mauvais que le côté clair ? On peut faire autant de mal que de bien avec l’un ou l’autre.
- C’est vrai mais…
- Mais le plus souvent ceux qui s’intéressent au côté obscur bascule pleinement dedans. Je ne ferais pas la même erreur, je ne m’intéresse qu’aux savoirs pas à la philosophie des adaptes du côté obscur, quels qu’ils soient.
- Cela ne te protège pas pour autant.
- En effet. C’est pourquoi je préférais que tu gardes un œil sur moi, pour me retenir si besoin.
- Je l’ai toujours fait tu sais. Elle m’adressa alors un petit sourire.
- Ne soit pas aussi distante alors.
- Je… Désolée, je n’avais pas fait attention.
- Ce n’est pas grave, c’est juste… Agaçant.
- Je ferai attention alors. »

Je la laissai alors, retournant dans ma cabine. A ce moment-là je me demandai si je n’en avais pas trop dit ou si au contraire je n’en avais pas dit assez.

Cela fait deux semaines que j’ai discuté avec Elsia de l’holocron, son comportement est moins distant, il ressemble plus à celui d’avant. Nous avons repris notre périple à travers la galaxie, nous nous rendons cette fois sur Taris, le vieux maître d’Elsia, Modir, a demandé à la voir toutefois c’est un jeune jedi qui nous a contacté, maître Modir serait mourant. Quand nous sommes arrivés un jeune padawan nous accueilli et nous conduisit auprès de Modir, mais quelque chose me dérangeait, quelque chose n’allait pas comme si une ombre nous suivait. Modir était à peine vivant et quand Elsia se précipita à son chevet il lui saisit le poignet en lui murmurant de fuir avant de mourir, je compris alors, au moment même où un sabre laser grésillait dans mon dos et s’abattait sur moi ; je me retournai en faisant jaillir mon sabre et paraît le coup, puis enchaînait jusqu’à repousser le padawan hors du bâtiment et le priver de ses mains, avant de me retourner quand il se mit à rire, je compris trop tard ce qu’il se passait, quand je franchissais le seuil tout explosa, d’instinct je bondis dehors. Mes oreilles résonnaient, le sang coulant sur mon œil gauche brouillé ma vue, et je m’avançai vers les décombres, envoyant valser par la Force les débris, appelant ma sœur jusqu’à atteindre la salle où je l’avais laissé, son corps gisait sur le sol, écrasé par un morceau de plafond, brûlait par l’explosion, cette fois je ne repoussai plus la colère et je me relevai en empoignant mon sabre, en me dirigeant vers la sortie, lame sortie. Il courait misérablement, tentant de fuir, en instant j’étais sur lui et le privai de ses jambes.

« - Pourquoi ?
- Elle devait mourir.
- Pourquoi ?

Je posai ma lame sur sa gorge, brûlant lentement sa chair, ce qui le faisait gémir de douleur.

- Les traitres doivent mourir.

Il riait ! J’enfonçai ma lame dans son épaule en posant une nouvelle question.

- Qui a ordonné sa mort ?
- Elle nous a abandonné, nous devions venger Lyr.
- Nous ?
- Ils sont là. »

Je le décapitai d’un geste avant de me retourner pour faire face à cinq jedis et, visiblement, un jedi noir ou un sith qui me lança « Alderaan ne te manque pas gamin ? », je répondis en attaquant, tranchant les têtes, brisant les os.


(suite au prochain numéro)
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